3 Pierre de Grenoble – Mélusine

Jean-Loup Baly : chant, Epinette des Vosges, accordéon diatonique, pipeau.
Jean-François Dutertre chant, vielle, épinette des Vosges, mandole, bodhran.
Yvon Guilcher chant, flûtes à bec, cromorne, bodhran, cuillères.

Une fée autrefois s’appelait Mélusine. Sa légende court la France d’ouest en est. Mariée à un riche seigneur, une malédiction chaque samedi, la transforme à moitié en serpent. A moins qu’elle ne soit plus simplement fée des sources et des étangs. Par exemple, en Franche-Comté, elle est la vouivre. Elle apparaît comme un des personnage principaux du folklore français. Pour nous, elle est un nom et une image. Comme elle, qui est de partout et de nulle part, notre musique emprunte à toutes les provinces de France. Maintenant que sont mort ceux qui ont connu la fée Mélusine, autrefois et ailleurs, nous pensons que l’héritage de la musique traditionnelle parle au même titre à toutes les sensibilités d’ aujourd’hui, qu’elles soient rurales ou citadines. Notre musique n’est pas du passé : elle a notre âge. Comme Mélusine.

Le matin au point du jour est une version peu folklorisée du Nivernais dont l’original lettré est à la source d’un grand nombre de chansons traditionnelles. Le rond d’ Argenton (Berry) J’ai un long voyage à faire, est suivi d’une bourrée à deux temps, du Berry aussi, recueillie par J.M. Guilcher auprès de la petite fille de George Sand qui la tenait de sa nourrice. Nous avons appris Pierre de Grenoble d’ Albert Guillé, cultivateur du Mont-Lozère (Gévaudan-Cévennes) Yvon est l’auteur des Filles qui entrent en danse. Nos deux premières bourrées appartiennent au répertoire de Mme Reichert, une chanteuse de Pons (Rouergue). La troisième est une version modale d’un air très répandu, trouvée dans le recueil « La bourrée ». La partie de hautbois est tenue par André Thomas. Je descends dans mon jardin est un laridé à huit temps (Bretagne) recueilli par Guilcher. Il n’est pas traduit en breton. Il précède une danse chantée du Velay, Piou Piou, collectée par les ATP et publiée sur disque par Alan Lomax. Nous l’avons un peu modifiée. J’ai fait une maîtresse vient du Berry et est suivie d’une ronde composée par Jean-Loup. La péronnelle est à l’origine une chanson de soldats du XV° siècle. On l’a retrouvée en milieu populaire. Jean-François tient cette version de M.H. Duru. Il en a un peu modifié les paroles. L’harmonie utilise parfois des intervalles qui sont courant dans certaines musiques populaires (Europe Centrale). Suit une autre polyphonie, Buvons tous à pleins verres, sur une chanson tirée du recueil de Barbillat et Touraine ( Chanson populaire du Bas-Berry). Ces harmonisations n’ont rien de savantes mais sont inspirées de traditions populaires bien réelles est d’origines diverses. Notre Mazurka vient du répertoire des sonneurs du Morvan. Enfin, nous tenons les Morvandiaux de notre ami et vielleux helvète René Zosso. Et, tout à la fin, Mélusine vous salue bien …

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